Jeudi 7 mai 2009

25 oct. 07 GRAND-PARC. -Une association musulmane, créée en marge de la mosquée de Saint-Michel, se mobilise pour obtenir des lieux de culte dans les quartiers Une pétition, ou plutôt une « requête » selon les termes de ses initiateurs, circule depuis quelques semaines sur le Grand-Parc et les Aubiers. Destinée à la mairie, elle réclame l'aménagement d'une salle de prière pour les musulmans du quartier. Entre 200 et 300 habitants l'ont signée. « Nous allons à la mosquée El Huda, à Saint-Michel, mais c'est loin... Ca pose de gros problèmes de déplacement, notamment aux personnes âgées, nombreuses au Grand-Parc. Et nous pouvons difficilement aller prier le soir, par exemple, lors de la rupture du ramadan. Il nous faudrait un espace en mesure d'accueillir 400 à 500 personnes », expliquent Yassine Addi, 27 ans, vendeur, et Ahmed Salah, boucher du Grand-Parc, également propriétaire d'une boucherie à Saint Mich', rue Gaspard-Philippe. A Bègles et Lormont aussi. Le premier est le secrétaire général, le second le président d'une toute nouvelle association, l'ACM-GPBN.

Comprendre : l'Association des citoyens musulmans, Grand-Parc Bordeaux Nord. L'émanation locale de l'ACM, l'association mère basée à Bègles et présidée par Hacène Boubeker, technicien du spectacle à la retraite, qui revendique un « islam de France, pleinement intégré dans la vie de la cité ». L'ACM, c'est son idée. Ce papi affable, souvent coiffé d'un bonnet, l'a fondée sur sa commune béglaise au début de l'année; Noël Mamère a entendu sa revendication et décidé début septembre de mettre à la disposition de l'association une partie des locaux du square Shul (1). Depuis, l'ACM fait des petits puisque, outre Bordeaux Nord, une Association des citoyens musulmans est en cours de création sur Lormont, une autre sur Mérignac. « Mais elles ont toutes un président, un bureau, et évoluent en totale indépendance, quartier par quartier », assure Hacène. Il réfute le mot « communautarisme » et donne de nombreux gages de modération. « L'ACM veut être ouverte sur son environnement, participer aux fêtes de quartier, dialoguer avec les autres religions, proposer des sermons en français et en arabe », explique-t-il, avant que Yassine Addi n'ajoute : « Le fait d'avoir une salle ici au Grand-Parc permettrait par exemple à de jeunes musulmans de se rassembler, de discuter, voire de prier le dimanche après-midi plutôt que de zoner. »
http://www.sudouest.com


5.000 musulmans au Palais des congrès de Bordeaux
15 oct. 07 - Article de Sud-Ouest proprement hallucinant de soumission qui explique que les musulmans sont modérés et en voie d'intégration !!!!!!

L'imam prêche la modération Des silhouettes de tissu ponctuent un cheminement silencieux sur le parking gris. Des poches et des tapis pendent au bout de mains invisibles dans les djellabas. Un vague voile de brume se déchire en venant du lac. Le soleil va se lever. Pour 4.000 à 5.000 musulmans venus de toute la Gironde, l'heure de la prière va sonner. Le lieu est incongru : le Palais des congrès de Bordeaux, plus ouvert aux manifestations profanes, fait face au casino, où trônent quelques belles américaines des années 60. « On se serre, les frères ». « Cela fait trois ans que l'on vient ici. On avait besoin de place », précise Jawad Rhaouti, président de l'AMG (Association des musulmans de Gironde). L'occasion n'est pas mince : l'Aïd-El-Fitr, fête de la rupture du jeûne, fin du ramadan, « troisième pilier de l'islam ». Inexorablement, au gré de « salam aleykoum », chaleureuses poignées de main et accolades, le grand cube vide, d'acier et de béton, se remplit de « frères et soeurs ». Entrées séparées, mais au fur et à mesure les deux groupes vont pratiquement se rejoindre en un parterre compact de formes agenouillées. Les hommes sont nettement plus nombreux.
« Pour des raisons "techniques"" et je le regrette », commente Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux. « Les femmes sont prises par de multiples activités, s'occupent des enfants. En principe, elles devraient être plus nombreuses car il y a statistiquement plus de femmes que d'hommes. » Canalisé par le service d'ordre, chacun aligne son tapis vers l'est, direction La Mecque. Certains ont une boussole intégrée, au milieu des motifs richement colorés. « Mais on n'est pas à quelques degrés près », souligne Jawad Rhaouti. « A l'AMG, nous ne sommes pas des littéralistes. » Il importe avant tout d'utiliser au mieux le quadrilatère du Palais des congrès, pour que chacun trouve sa place comme sur un parking pour tapis. « On se serre, les frères ! », lance une voix au micro. Perfection et réalisme.
Dans le prêche de Tareq Oubrou, on a retrouvé le même sens de la modération. Ce fut même une véritable « mise en garde contre l'excès qui conduit à l'excès ». Elle ne nie pas la perfection, mais sous forme de quête, d'idéal. « Il faut aussi un regard vers la réalité » : Tareq Oubrou a évoqué ces « dérogations » légitimes, ces « aménagements » pour « ne pas perturber le fonctionnement du monde ici-bas ». Il ne s'agit pas de perdre son âme, car au final, « il y a un seul projet et un même créateur ». L'iman a exhorté son auditoire à ne pas céder à la tentation simpliste du « choix radical ». Exigence et réalisme sont les fondements d'un équilibre par définition fragile et qu'il faut toujours entretenir. Tareq Oubrou entendait « responsabiliser les musulmans : la religion ne peut pas tout justifier ». En marge de la cérémonie, il a expliqué que selon lui, l'intégrisme ne touche qu'une « petite minorité périphérique », grossie par l'effet de loupe médiatique : c'est d'abord un problème économique, politique, géopolitique... sur lequel se greffe la religion : « On la mobilise dans les moments de crise. Mais elle peut aussi être modératrice. » « L'intelligence du bon choix ». Tareq Oubrou parle de « l'intelligence du bon choix ».
Le prêche était en deux langues : arabe et français. Ce n'était pas à l'intention d'observateurs extérieurs : « Souvent, les jeunes générations ne parlent plus arabe et peut-être qu'un jour il n'y aura plus que le français, note Jawad Rhaouti. Chez les musulmans, toutes les nationalités sont représentées, avec beaucoup d'Africains francophones. Il y a aussi des Européens convertis pour diverses raisons : mariage, influence du voisinage, ou tout simplement un cheminement spirituel personnel. »
Le ramadan est d'ailleurs un temps fort de la spiritualité musulmane, un « moment de générosité », également, selon Jawad Rhaouti : « On profite de l'Aïd-El-Fitr pour se retrouver, partager, donner, visiter les malades. »

Par Eudes d'Aquitaine - Publié dans : L'islamisation dans les médias - Communauté : Non à l'islamisation
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